L’UCESA organise un atelier sur les enjeux de la mobilité climatique au Maroc

Le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) du Royaume du Maroc, a accueilli, le 25 juillet 2025, un atelier de présentation des résultats préliminaires du projet sur la mobilité climatique au Maroc, intitulé Deep Dive Maroc.

Organisé par l’Union des Conseils économiques et Sociaux et Institutions Similaires d’Afrique (UCESA), en partenariat avec le Policy Center for the New South (PCNS), cet atelier visait à mettre en lumière l’état des connaissances de la mobilité climatique au Maroc et à identifier des pistes d’action en vue d’une meilleure prise en compte de cette mobilité dans les plans de développement.

De nombreuses parties prenantes, représentant des Institutions nationales et internationales, des centres de recherche et des Universités de référence, ont participé à cet atelier dans une démarche de réflexions croisées et de recueil des contributions et propositions.

S’exprimant à cette occasion, M. Younes Benakki, Secrétaire général du CESE Maroc et de l’UCESA, a rappelé­­­­ le contexte et les enjeux de la mobilité climatique au Maroc et la portée de l’initiative de l’UCESA à ce sujet. A cet égard, M. Benakki a souligné que l’action de l’Union, en tant que société civile agissante en Afrique, s’inscrit dans la dynamique engagée à l’échelle du continent africain pour appréhender les migrations dues aux changements climatiques et environnementaux. Le deep dive Maroc sur la mobilité climatique à l’échelle locale devrait ainsi permettre une meilleure compréhension des facteurs qui en sont à l’origine et d’intégrer plus amplement cette problématique dans les politiques de développement.

Pour sa part, M. Zakaria Hachlaf, Secrétaire général du Département du développement durable du Ministère de la transition énergétique et du développement durable, a insisté sur la dimension à la fois humaine et politique de la mobilité climatique. Ce phénomène, en constante progression, affecte non seulement les villes, mais également les liens sociaux, et modifie profondément les cartes de l’habitabilité. Il a précisé que le Maroc est concerné à double titre : d’une part, par les déplacements internes croissants, et d’autre part, par son rôle émergent de pays d’accueil.

Cet atelier s’est articulé autour de trois panels interactifs qui ont permis d’identifier des pistes d’action pour une meilleure prise en compte de la mobilité climatique dans les plans de développement, notamment au moyen d’une approche plus inclusive de la mobilité climatique dans les plans de développement et d’une planification plus efficace à l’échelle nationale et territoriale.

Dans le cadre du premier panel, les intervenants ont dressé un état des lieux des connaissances sur la mobilité climatique internes et les défis territoriaux et examiné le cadre de gouvernance nécessaire pour anticiper et intégrer cette mobilité dans les politiques climatiques.

Le second panel a porté sur les enseignements tirés des différents programmes en cours pour enrichir la réflexion de l’UCESA sur cette thématique et renforcer les synergies avec les initiatives engagées en ce sens.

Tandis que le troisième panel a permis d’identifier, en concertation les parties prenantes concernées, les prochaines étapes du plan de travail du projet, les modalités de mise œuvre et les actions à entreprendre.

Plusieurs personnalités ont participé activement aux discussions, notamment Madame l’Ambassadeur Namira Negm, Directrice de l’Observatoire africain des migrations, ainsi que des représentants du CESE/UCESA du PCNS, du Ministère de l’Économie et des Finances, du Ministère de l’Intérieur,  du Ministère de l’Équipement et de l’Eau, du Ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, du Ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, du Ministère de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, du Haut-Commissariat au Plan (HCP), de la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement (FM6E), de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), de l’Observatoire africain des migrations, de la Banque mondiale, de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) et de la Commission nationale pour l’éducation, la science et la culture (COMNAT).