À l’occasion d’une cérémonie officielle organisée le mardi 24 février 2026 à Cotonou, M. Abdelkader Amara, Président du CESE du Maroc et de l’UCESA, a remis à M. Conrad Gbaguidi, Président du CES du Bénin, le plaidoyer‑pays relatif à l’action climatique au Bénin.
Cette cérémonie, à laquelle ont pris part les Conseillers du CES du Bénin ainsi que les Présidents des Conseils de Côte d’Ivoire et de France et du représentant de la Président du Conseil du Congo, a été l’occasion de souligner l’importance d’une meilleure gouvernance climatique, notamment grâce à une implication plus forte des citoyens dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi des politiques et programmes d’adaptation au changement climatique.
Dans son allocution, M. Abdelkader Amara a rappelé le rôle majeur des Conseils économiques et sociaux africains dans l’accompagnement des transitions climatiques et la promotion d’une diplomatie climatique pro-citoyenne. Présentant le plaidoyer de l’UCESA comme un appel responsable « où la science rejoint la conscience », il a invité à une mobilisation collective ambitieuse en faveur d’une adaptation climatique inclusive, durable et porteuse de perspectives pour le Bénin et pour le continent africain.
M. Conrad Gbaguidi a, pour sa part, salué le leadership de l’UCESA et la qualité du plaidoyer-pays, réaffirmant sa disposition à soutenir les projets d’intérêt majeur portés par l’UCESA comme celui sur l’action climatique.
Selon l’étude menée par l’UCESA sur la perception des citoyens béninois face au changement climatique, près de sept sur dix des personnes interrogées affirment ressentir déjà les effets du changement climatique tandis que plus de la moitié des Béninois anticipent une détérioration du contexte climatique dans les cinq prochaines années.
Le plaidoyer-pays relatif à l’action climatique au Bénin met en exergue un ensemble de recommandations stratégiques visant à renforcer l’adaptation des populations et à améliorer l’efficacité des politiques publiques face aux impacts du changement climatique, parmi lesquelles figurent notamment :
- Mettre le citoyen au cœur de l’action climatique: informer, consulter et mobiliser les citoyens en faveur d’une action publique inclusive et adaptée aux besoins différenciés des populations.
- Territorialiser et coordonner l’action climatique pour plus d’efficacité: passer d’une approche fragmentée à une action coordonnée, ancrée dans les territoires, avec des plans locaux et une meilleure articulation entre État, communes, acteurs non étatiques et secteurs vulnérables.
- Financer et outiller la mise en œuvre pour passer des engagements aux résultats : renforcer les capacités des parties concernées (communes, OSC, communautés), faciliter l’accès aux financements climatiques (nationaux et internationaux) et consolider les mécanismes nationaux pour obtenir des impacts mesurables sur la résilience des populations.